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Andy Warhol et le Pop Art

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Après une adolescence à Pittsburgh, un diplôme de design pictural au Carnegie Institute, Andy Warhol prend son envol à New York où il débute comme illustrateur publicitaire. Sans doute faut-il voir dans ce parcours l’étiologie de la relation désacralisée à l’art d’un artiste qui vivra lui-même comme une marque, construisant un personnage public entre autocélébration narcissique et icône underground. Andy Warhol se plaisait à se définir comme « un artiste commercial ». Provocation ?

Dans son studio, la Factory, où il emploie des assistants, il fera partie des premiers à se soucier de productivité, important les codes à la fois consuméristes et productivistes dans la réalisation et des œuvres et de leurs sérigraphies. 
« Être bon en affaires, c’est la forme d’art la plus fascinante »
L’artiste trouve une place inédite parmi les célébrités, celles côtoyées alors qu’il officiait comme illustrateur pour les magazines de mode Vogue ou Harpers Bazaar. La série de portraits de stars – et d’autoportraits –  restera comme emblématique au sein d’une œuvre prolifique et diverse, jouant la partition de toute l’équivoque du pop Art.
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« Avant les médias, il y avait une limite physique à l’espace qu’une personne pouvait occuper toute seule »
En 1967, une des figures du mouvement, Richard Hamilton, définira le pop Art dans une lettre adressée à ses amis architectes Peter et Alison Smythson : « le pop Art est populaire (conçu pour un public de masse), transitoire (solution de court terme), consommable (facilement oublié), low cost, produit en grande série, jeune et centré sur la jeunesse, drôle et plein d’esprit, sexy, astucieux comme un gadget, glamour et big business ».
Faut-il voir dans cette esthétisation de l’objet, cette stylisation du quotidien et cette exaltation de l’opulence une des premières manifestations de la postmodernité dans l’art ? Nombre d’œuvres de Andy Warhol illustrent bien cette forme de cynisme à  nourrir l’illusion de bonheur et de complétude dans l’objet de consommation.
« Acheter est plus américain que penser »
Le Pop Art joue sur l’ambivalence : quand Andy Warhol affirme qu’il ne croit pas au rêve américain mais qu’en revanche il entend en tirer profit, finalement est-ce une manière de dire que la lucidité ne protège en rien et que l’on échappe pas à ce discours postmoderne qui prétend lever l’incomplétude irréductible qui spécifie d’être humain, l’inadéquation du sujet désirant à l’objet de jouissance ? Dans la société de consommation, le manque n’est plus référé à ce qui manque au sujet, la cause du désir ne s’inscrit plus dans le manque subjectif mais dans l’objet réel. Le Pop Art se joue-t-il de ce que le philosophe Marcuse qualifiiait de réification totale dans le fétichisme total de la marchandise ? Le Pop Art est-il un symptôme, un cynisme, une critique ? Question qui reste sans réponse : la meilleure manière d’activer la pensée.
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Le nouveau réalisme des années 60, reprenant les inspirations et les codes du Pop Art, renouvellera le langage esthétique dans le sens d’une approche plus frontale de la société de consommation, prenant un parti pris plus radical que le pop Art américain, lequel reste ambivalent dans sa prétention critique.

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